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Voyage au pays d’Ethereum, des crypto-monnaies et de l’Internet 5.0

Informatique dématérialisée ou blockchains, crypto, quésaco?

Pour les uns, Ghost et autres Bitcoin sont la hantise des régulateurs économiques nationaux. Pour d’autres, le cauchemar des instances du contrôle de l’information. Bienvenue au pays d’Ethereum!

Qu’ont donc en commun les monnaies virtuelles (ou crypto-monnaies), l’informatique dématérialisée et l’Internet décentralisé auquel nous décidons dans cet article de définir sous le nom romantique d’Internet 5.0?

Le cadre légal applicable aux crypto-monnaies nécessite de les qualifier juridiquement: il faut pour cela distinguer la monnaie ayant cours légal (la monnaie imprimée et frappée sous autorité gouvernementale), la monnaie électronique (l’argent dématérialisé dont les cartes de débit / crédit), et enfin la nouvelle catégorie d’actif numérique, cette dernière notion correspondant aux crypto-monnaies.

https://www.newton.co/

Ces dernières années les législateurs de nombreux pays se sont penchés sur cette troisième catégorie, la raison étant que la cryptomonnaie échappait (échappe) aux flux financiers contrôlés, et donc taxés, par les instances nationales et internationales.

Consécutivement aux nouvelles législations mises en place (depuis 2019 en particulier, par exemple en France avec la loi du 1er janvier mais aussi au Canada et ailleurs), les flux des cryptomonnaies tendent à être encadrés et divers acteurs, tel que newton.co pour le Canada se proposent en places d’échanges de monnaies virtuelles tout en étant régulés par des instances gouvernementales (la FINTRAC pour ce qui concerne Newton, le Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada).

On le comprend, si cela contribue à rassurer certains utilisateurs ou investisseurs en cryptomonnaies d’une part, de l’autre côté une partie de l’objectif, qui est d’échapper à la volatilité des flux financiers des places économiques traditionnelles et leur contrôle par les gouvernements, n’est plus atteinte. C’est alors qu’entre en scène des monnaies virtuelles telles que Ghost de John McAfee – l’antivirus éponyme c’est lui – qui promet des transactions anonymes de bout en bout.

Un investissement sérieux

Comme dans toute entreprise, il ne faut pas trop espérer faire fortune dans les crypto-monnaies en investissant des cacahuètes! Les entrepreneurs du WEB ont tous connu l’argumentaire de clients peu enclins à investir de vrais montants dans leur projet WEB. L’idée d’un Internet à bon-marché, avec ses services en ligne gratuits, ont tenté de nombreux chefs d’entreprises à payer le prix minimum tout en espérant un rendement maximum. Un raisonnement qui n’est en phase avec aucune réalité.

Il en va de même avec la crypto-monnaie. Investir moins de $22 à $25 000 dollars c’est possible bien sûr. Mais qu’on ne s’imagine alors pas (plus) faire fortune! Consacrer quelques centaines de dollars permet cependant de se donner le temps de se familiariser avec les crypto, d’acquérir quelques notions sur leur fonctionnement, de miner (ou de staker) quelques centimes de profit, de gérer son portefeuille (wallet) voire de louer pour quelques dollars par mois et de configurer un serveur virtuel (VPS) qui minera pour vous sans manger toute votre bande passante!

Avec sa part de risques

https://www.theverge.com/2018/3/22/17151430/bankruptcy-mt-gox-liabilities-bitcoin

Quoi qu’en disent les inconditionnels de crypto, par le fait-même s’agit-il de valeurs totalement immatérielles avec son lot de risques, lesquels sont bien réels. En plus des fluctuations sur leur valeur, personne n’est à l’abri de voir se volatiliser tout ou une partie de ses jetons (ses pièces virtuelles). En raison de la perte de son mot de passe (ce qui revient à avoir un porte-monnaie sous la main sans plus pouvoir l’ouvrir, à tout jamais) soit parce que la plateforme d’échange utilisée fait soudainement faillite ou connait un bug majeur ou est victime de piratage (ne rions pas, des cas retentissants se sont produits par le passé; nous pourrions citer la plus ou moins boiteuse Cryptoxygen et le défunt MtGox).

Informatique dématérialisée

Celles et ceux qui ont regardé la décapante série Silicon Valley de MBO se souviennent de la trame technologique centrale de l’histoire. Il y est question d’un algorithme de compression de données pour des transferts vidéo sans perte de qualité. Une technique supérieure à tout ce qui existe, qui doit faire le succès de la startup Pied Piper et changer le monde!

L’une des scènes, devenue mythique, montre les lurons de l’équipe dans une séance délirante de brainstorming durant laquelle ils parviennent à conceptualiser leur algorithme.

Le défit subséquent est celui du stockage. Comment serveurs informatiques et bande passante pourraient-ils soutenir les gigantesques ressources requises pour le projet, tout en garantissant une sécurité absolue, alors que les utilisateurs se compteront bientôt par centaines de millions?

C’est là qu’entre en scène l’idée de l’hébergement dématérialisé où chaque membre – chaque client·e – de la plateforme, ou plutôt leurs appareils, principalement des téléphones mobiles, deviennent une partie du « disque dur » de l’ensemble. La sécurité est absolue puisque aucun fichier n’est enregistré dans son entier sur un seul appareil-membre, mais uniquement des bouts de fichiers, enregistrés, stockés ici et là.

Lorsqu’un appareil se déconnecte du réseau, les bouts-de-fichiers qu’il contient sont déjà enregistrés sur d’autres appareils-membres. Aucune perte de données possible. Sécurité totale. Une information totalement dématérialisée (le bout d’un fichier d’un client coréen peut se retrouver sur un appareil-membre irlandais, l’autre bout sur un appareil-membre argentin; le bout d’un fichier-client mexicain se retrouvera sur un appareil-membre japonais, et ainsi de suite).

Aucune panne-serveur n’est possible. Il y a trop de serveurs. Trop de disques. Pour tout perdre il faudrait que l’ensemble du réseau mondial tombe. Impensable! Aucun voleur ne peut avoir accès à l’ensemble des données puisqu’aucun appareil ne contient un seul fichier complet! Aucun gouvernement pour saisir les données d’un utilisateur. Pour cela il faut nécessairement le mot de passe, la clé de sécurité du client.

Un très bon exemple d’informatique dématérialisée dans le domaine de l’hébergement vidéo (sans parler nécessairement de compression de données) est la plateforme https://odysee.com/ qui fonctionne sur ce principe du blockchain.

Série télévisée HBO Silicon Valley
http://www.piedpiper.com/

Internet 5.0 et crypto-monnaies

Au pays d’Ethereum, logiciels côtoient photographies et monnaie. Le tout dans le même univers dématérialisé. Chacun·e peut y créer ses apps et les mettre en location. Déposer ses photographies pour en être récompensé·e. Utiliser sa monnaie pour louer des logiciels SaaS (Software as a Service) ou pour récompenser des photographies.

Nul besoin d’un identifiant pour accéder à « votre » univers Ethereum. Un simple mot de passe suffit. Vos données et vos jetons sont, en principe, parfaitement en sécurité. Une bribe par ici, une bribe par là. Impossible à reconstituer sans être en possession de l’un de vos appareils et de votre clé d’accès, de votre mot de passe.

Envie d’en savoir plus? https://ethereum.org/fr/

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